Le 8 mars, appel à la grève des agents du CD91

Monsieur le Président du Conseil départemental de l’Essonne,

Les agents vous font part de leur grand mécontentement et de leurs inquiétudes concernant l’ensemble des décisions prises depuis quelques temps au Conseil départemental de l’Essonne.
Si le personnel est conscient de la nécessité de revoir certaines organisations de nos services et des modalités de leur fonctionnement, elles ne doivent pas se faire sans concertation avec les personnes concernées et encore moins en les pénalisant.
Les conditions de travail et les conditions salariales ne cessent de se dégrader avec des conséquences directes sur la qualité du travail des agents.
Les agents revendiquent :
Une lisibilité de leur NRI (régime indemnitaire) et une garantie de ne subir aucune perte de salaire ni en 2019, ni après, ni dans 4 ans (demande d’une délibération précise sur cet engagement),
– Une transparence dans les primes individuelles et collectives avec une information claire et vraie,
– Le maintien des primes de suppléance et une véritable politique de recrutement (avec délibération à l’appui),
– Des fiches métier en phase avec le travail réellement exécuté par les agents,
L’arrêt de la pénalisation en cas d’arrêt maladie (avec délibération à l’appui) et une étude approfondie sur les arrêts maladies et leurs causes (étude souvent demandée dans le cadre du CHSCT et jamais réalisée),
– La prise en charge de la journée de carence comme certaines collectivités l’ont fait (avec délibération à l’appui)
– La création d’une médecine de prévention digne de ce nom et à la hauteur du nombre d’agents présents dans la collectivité. -Le respect des préconisations médicales en particulier pour les agents en situation de handicap ou de retour de longs congés de maladie. Des années sans médecin, cela suffit !
L’administration prétend chercher à recruter des médecins, or elle a supprimé les postes en CTP !
Des conditions de travail normales et décentes (réorganisations qui n’en finissent pas, déménagements incessants, matériel informatique souvent défectueux, création de bureaux d’accueil pour la réception du public, du chauffage correct dans tous les lieux, électricité…). STOP aux pseudos négociations concernant la création des TAD. Les agents constatent que tout est déjà plié !
– De l’information claire, compréhensible et précise à destination du personnel : STOP à l’information qui ne descend pas ou jamais (ou seulement à ceux autorisés à la recevoir) et à l’information erronée ou interprétée !!... exemples : rappel du respect des modalités de calcul des RTT, des autorisations d’absence…
Des moyens en personnel pour la DRH, qu’elle puisse faire correctement son travail et répondre aux demandes des agents,
– Le respect du règlement intérieur dans les collèges,
– Le retour de la semaine de détente pour le personnel qui y prétendait (avec délibération à l’appui),
– Le respect de la législation et des publics– exemples : les mineurs non accompagnés, la protection de l’enfance, le secret professionnel….
Et surtout STOP à ce discours qu’on l’on entend fleurir depuis quelques semaines sur la « bientraitance », la « concertation »… Passons de la parole aux actes !
Dans ce cadre, la CGT du conseil départemental de l’Essonne dépose un préavis de grève d’une journée, reconductible, pour le jeudi 8 mars 2018 pour l’ensemble des agents du Conseil départemental

Rendez vous à midi devant l’hôtel du département

Vous pouvez faire grève une journée, une demi-journée, 1 ou 2 heures,ou moduler vos horaires de travail pour venir sur le temps du repas sans faire grève ou encore poser un  congé.

MOBILISONS NOUS ENSEMBLE. FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX. TROP C’EST TROP !!!!!

greve 8 3 lettre au président(1)

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