8.La santé au travail : revendications de la CGT

Alors que l’employeur se doit de veiller à la santé des agents, nous constatons le manque de moyens alloués à la prévention sur le lieu de travail (médecin, services spécialisés). Les fusions des instances paritaires envisagées par le gouvernement risque d’aggraver la situation en diminuant les moyens des CHSCT.

Un constat alarmant

Selon une étude de SOFAXIS, assureur des employeurs territoriaux, portant sur la période 2007/2015, la santé des agents territoriaux n’a cessé de se dégrader avec une augmentation massive d’arrêts de maladie ordinaire et d’accidents du travail.

Ceux-ci sont plus nombreux et le taux de gravité n’a cessé d’augmenter.Pour une collectivité de 100 agents, 9 connaitront une absence pour raison de santé. en progressant de 52 % en 8 ans, le taux atteint par les accidents de travail est particulièrement inquiétant.

De quoi parle-t-on ?

Les tensions répétées conduisent au développement de risques psycho-sociaux amenant à des pathologies physiques et mentales, et troubles musculo-squelettiques (TMS).

Les facteurs de stress se multiplient : « transaction entre la personne et son environnement dans laquelle la situation est évaluée par la personne comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien-être et sa santé » voire de burn-out  » syndrome d’épuisement émotionnel, de dépersonnalisation qui apparait chez les individus sur-impliqués professionnellement ». C’est une réponse au stress chronique lié au travail.

L’idéologie managériale en question

L’encadrant devenu « manager » doit appliquer des techniques de » motivation »( management par la rivalité, la concurrence et la peur). L’idéologie de la « performance » impose partout les mêmes normes pour pousser celles et ceux qui travaillent à donner toujours plus, au-delà de leurs limites.

La compression des effectifs et le recours à un salariat contractuel entravent la production des savoirs et de l’expérience nécessaire à la connaissance des risques et de leur prévention.

Les réorganisations permanentes déstabilisent les agents , leur font perdre leurs repères, les mettent en situation d’apprentissage perpétuel, en incapacité de maîtriser les situations de travail ce qui les rend plus vulnérables aux risques dans un contexte d’intensification du travail.

Ce n’est pas le travail qui fait souffrir mais les conditions de son organisation et c’est celle-ci qu’il faut changer.

La CGT revendique :
  • la réforme de l’organisation du travail pour un mieux-être
  • le repérage et l’accompagnement des agents en souffrance
  • l’introduction dans le bilan annuel d’une réelle évaluation des risques organisationnels
  • le développement d’un encadrement alternatif
  • le droit à la déconnexion
  • la création ou le renforcement d’un service prévention des risques psycho sociaux
  • au CD Essonne, un service médecine du travail adapté aux besoins d’une collectivité de plus de 4000 agents
  • L’installation de temps de travail pour échanger , mutualiser les expériences
  • la limitation des réunions à horaires décalés (tardives, sur le temps du déjeuner)
  • la lutte contre le harcèlement moral et sexuel
  • le rééquilibrage du temps de travail pour préserver un équilibre vie professionnelle/ vie privée

Pour aller plus loin, téléchargez le guide Santé au travail en cliquant sur le lien, puis sur l’image :Santé au travail2017_web(1)

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