4 réactions

  1. Nous sommes à l’ère d’un troisième confinement, annoncé cette semaine par le gouvernement. La gestion de la crise évolue et semble moins restrictive mais tout aussi pénible à vivre pour un certain nombre d’agents, parents d’enfants scolarisés. Pour la énième fois cette année, nous devons réorganiser encore et encore l’accueil du public en MDS et modifier notre planning. Les équipes n’en peuvent plus sont à bout et n’en voient plus la fin. les chefs de service en concertation avec la direction ont demandé la fermeture des MDS et MDE avec un accueil exclusivement sur rendez-vous comme en mai 2020. Nous sommes contraints de travailler à distance de l’usager avec toutes les difficultés que nous connaissons. les annonces que nous pouvions anticiper au regard des chiffres et du taux d’incidence relevé chaque jour concernant la montée des contaminations n’ont pas alerté le département sur les freins éventuels des chantiers en cours. La formation du SIAS n’aura plus lieu en présentiel et est reportée pour 4 à 5 semaines sachant que la mise en œuvre de ce nouveau logiciel de coordination était censé être opérationnel fin avril 2021. L’ambiance générale n’a pas freiné non plus les chantiers d’insertion des bénéficiaires du RSA. On nous sommes d’intervenir directement sur des plates formes de chantiers d’insertion et de positionner les usagers. la crise sanitaire que nous traversons tant bien que mal depuis une année épuise tout le monde sauf nos dirigeants qui balayent au nom d’une politique libérale et dénuée d’humanité la souffrance et le mal-être au travail. Je m’interroge sur la sortie de crise allons-nous devoir rattraper le travail perdu, tout est annoncé à la va vite dans la prise en main d’un logiciel ou bien d’une nouvelle procédure qui demandent un temps d’adaptation et de réflexion. Je n’ai toujours pas saisie l’organisation de ce département et sa précipitation dans sa manière de décliner les nécessaires évolutions de travail.

  2. Bravo, je soutiens à 100% la lettre transmise au Président du Conseil Départemental de l’Essonne et je partage les récents témoignages de mes collègues des différentes catégories confondues. Nous sommes contraints de crier notre désarroi, plus encore de le hurler aux voies sourdes qui sous-tendent l’organisation du département. Les dernières mesures sanitaires seront-elles appliquées ? J’apprends que des actions collectives émanant d’associations reprennent leurs activités au sein même de nos MDS, alors que nos actions collectives sont suspendues depuis 1 an.
    L’absurde perdure au risque de nouvelles contaminations; le télétravail ne prévoit plus de « plancher » donc n’était plus obligatoire pour les agents éligibles ! Allons nous retrouver un peu de sérieux et de cohérence dans ce département?
    On touche le fond et le bout du bout suivant l’expression populaire. les nouvelles organisations mises en place depuis le 1er janvier 2021 pour les MDS ne satisfont personne et deviennent un casse-tête pour tout le monde. Le stress l’emporte sur la charge de travail toujours plus dense et cadencée. Comment en est-on arrivé à ce stade ? Pour quel résultat? De l’esbroufe, la vitrine, l’image , la com mais la réalité de terrain n’est plus à démontrer. Le département casse ses agents et les méprise de plus en plus. J’ espère qu’un sursaut de bienveillance et d’humanité émergera de cette année 2021 qui commence mal.

  3. On y est, une collègue dévouée, professionnelle qui ne compte pas ses heures selon l’expression est en arrêt de travail et semble perdue. Nous tombons comme des mouches entre le virus qui contraint la fermeture de certaines MDS et les collègues en burnt out,, le département devrait s’interroger sur la maltraitance institutionnelle, insidieuse qui survient après une année de travail incohérent. L’absence de sens crée un malaise et fait voler en éclat les repères des agents. Le management à l’envers petit exemple : tu as atteint tes objectifs mais tu es rétrogradé sur la manière de servir. Tu travailles toujours plus mais on te casse à la notation. On marche sur la tête et ça rend fou; pour définir cela nous pourrions parler d’injonction paradoxale connue des psychologues et destructeur.
    Je témoigne encore et encore paracerque la situation s’aggrave et les collègues n’en peuvent plus; à quel moment cela va s’arrêter? Je suis inquiète et en même temps il ne faut pas lâcher et leur montrer qu’ils se trompent !

  4. Le département de l’Essonne est sourd, il n’entend pas les remarques pertinentes des agents qui se battent au quotidien pour bien faire leur travail malgré les incohérences des réorganisations et du management exclusivement axés sur la logique du chiffre.
    Cette semaine a été pour ma part extrêmement difficile, j’ai du jongler avec 4 demi-journées de permanences, une demi-journée de réunion et des rendez-vous d’informations préoccupantes et plusieurs écrit d’IP à rendre. Nous pouvons rajouter à cela l’appropriation des chantiers d’insertions et leurs éventuelles orientations. Sans parler de la charge administrative qui sous-tend mes interventions sociales. Chaque intervenant social dans ce département est complétement débordé, mais ce n’est pas suffisant, on nous en demande encore plus, je mets au défi celles ou ceux qui dépassent leur fiche de poste, c’est impossible !!!!
    Bref, néanmoins il faut rendre compte et dire ce que l’on vit au quotidien pour bien comprendre et identifier les organisations absurdes qui plombent l’agent au quotidien. A quel moment allons-nous réfléchir, se poser pour élaborer un service social de qualité, un service d’écoute et d’aide réel pour nos usagers ? Les grandes préoccupations sont ailleurs. A l’ère d’une pandémie qui devrait à mon sens remanier l’ensemble des orientations politiques et économiques de la société, nos dirigeants font l’autruche et continuent à gouverner par l’argent, le profit au détriment de l’humanité au sens large. J’observe mes collègues et je me rends bien compte qu’elles croulent et souffrent sous la pression constante de l’exigence de nos supérieurs qui eux-mêmes répondent à une seule directive départementale, faire du chiffre, appliquer bêtement ce qui n’est pas réalisable. Chaque semaine, nous rencontrons des problèmes de planning, il y a des trous que l’on doit boucher au pied levé pour garantir le service rendu à l’usager. Effectivement, qu’on arrête de nous remercier et d’écrire cette phrase  » je sais l’engagement et le professionnalisme dont vous avez fait preuve et je vous en remercie, ensemble nous allons réussir à relever les défis du département ». Ce sont les seuls à y croire. Nos chefs ne se rendent plus compte de ce que l’on accomplit chaque jour, les gens vont mal et les arrêts de travail sont malheureusement la seule alternative pour certains. Le département est en train de perdre leurs meilleurs agents qui se tournent vers un ailleurs en espérant travailler en cohérence et respect du travail social.

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