Fin de grève pour le personnel des Opalines

Un protocole de fin de grève a été signé le 28 juillet dernier à 9 heures, après quatre mois de mobilisation des salariés de l’Ehpad. Au-delà des avancées gagnées par les grévistes, cette bataille rouvre le débat des conditions de travail des personnels soignants dans ces établissement.

Cent dix-sept jours de grève. Il aura fallu près de quatre mois de lutte des salariés de la maison de retraite privée Les Opalines à Foucherans dans le Jura pour que la direction daigne entendre leurs revendications. La mobilisation entamée le 3 avril dernier a enfin pris fin avec la signature d’un protocole de fin de grève le 28 juillet.

https://www.franceinter.fr/societe/une-greve-pour-leurs-conditions-de-travail-mais-surtout-pour-la-dignite-des-personnes-agees

Les grévistes ont notamment obtenu la création de deux postes d’aides-soignants, une prime exceptionnelle de 450 euros visant à reconnaître la difficulté du quotidien des professionnels, l’arrêt des formations sur les temps de repos, la suppression de deux lits supplémentaires, l’engagement de la direction à « remplacer systématiquement les absences » et la révision des planning : « D’une journée de 10 heures 30, nous sommes passés sur une journée de 7 heures, ce qui permet de disposer de davantage de personnel au moment des toilettes du matin, pour les temps du repas et le soir, pour le coucher » indique la directrice, Véronique Steff. Les grévistes se sont également vu offrir trois semaines de congés payés.

Les questions des augmentations des salaires et de la prime du dimanche seront quant à elle abordées lors de la négociation sur l’ensemble du groupe, prévue pour octobre prochain. À la reprise des salariés le 28 août, le « comité de gréviste se transformera alors en comité de vigilance », souligne Marielle Pally, gréviste et déléguée du personnel.

Il reste en effet beaucoup à faire. La médiatisation de cette lutte a permis de (re)mettre en lumière les conditions de travail effroyables que l’on peut rencontrer dans certaines branches du secteur médico-social. Pour Anne-Sophie Pelletier, porte-parole des gréviste, le combat n’est pas fini : « Ce n’est pas la fin du mouvement. On continue à vouloir améliorer les conditions de travail au niveau national. »

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