Migrants : la CGT s’exprime

Poussé.e.s à l’exil par une économie capitaliste prédatrice et mondialisée, les migrant.e.s, les réfugié.e.s et les déplacé.e.s sont des personnes extrêmement vulnérables et qui ont besoin d’aide tout au long de leur parcours ; plus particulièrement, les femmes et les enfants souvent non accompagnés et qui sont les premières cibles de réseaux criminels.

La CGT a une pratique séculaire d’aide aux travailleurs et travailleuses migrant.e.s car elle se bat pour garantir les droits fondamentaux de tous les travailleurs. Elle agit à tous les niveaux, qu’il s’agisse des instances internationales, européennes ou nationales.

Elle ne peut se résoudre à voir la France et les institutions européennes bafouer les normes et recommandations de l’OIT garantissant « les droits des travailleurs migrants ». Le respect de ces droits est de la responsabilité de l’État et du patronat.

La CGT agit aussi pour la défense des droits et garanties des travailleurs et travailleuses qui ont à intervenir dans le parcours souvent chaotique des exilé.e.s arrivé.e.s en France.

Depuis des années, les États européens se sont ligués pour « sous-traiter » les politiques migratoires nationales à des pays tiers hors Union Européenne (accord UE / Turquie) où opèrent de concert un tri entre bons et mauvais migrants.

La France n’est pas en reste. Tout récemment, deux circulaires des ministres de l’intérieur et de la cohésion des territoires ont mis une forte pression sur les services des préfectures, des gendarmeries, de la police, des offices de l’immigration, de l’intégration et de la protection des réfugiés et apatrides.

Comble de l’indignité, le ministre de l’intérieur va désormais autoriser le contrôle des titres de séjour dans les centres d’hébergement d’urgence repoussant ainsi à la rue des enfants, des femmes et des hommes épuisés ou les plaçant en centre de rétention.

En effet, avant même la discussion parlementaire sur le projet de loi sur l’immigration prévu en 2018, ces circulaires donnent le ton : un nouveau renforcement de la politique d’éloignement et d’expulsion. Ces textes sont contraires au droit international et au droit fondamental d’accueil qui, selon le code de l’action sociale, impose à la puissance publique « l’accueil des personnes sans abri ou en détresse » sans subordination à une condition de régularité du séjour.

La CGT ne baisse pas les bras. Confédéralisée, elle sait coordonner l’action des professions et des territoires.

Ensemble renforçons notre travail international, européen et national pour que soient garantis des droits universels pour tou.te.s les travailleuses et les travailleurs.

Montreuil, le 18 décembre 2017

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