Le gouvernement souhaite instaurer un 2ème jour férié non payé !

Le gouvernement envisage un second jour férié non payé pour aider les « anciens » auxquels il vient d’augmenter la CSG pour aider les travailleurs ! 

Sur BFM TV et RMC, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a évoqué la possibilité de créer une seconde journée de solidarité à l’instar du lundi de Pentecôte, qui a rapporté près de 30 milliards d’euros à l’Etat depuis 2004.

La mise en place d’un second « jour férié non payé » permettrait, selon la ministre de la Santé (et non du Travail), de renforcer le financement public de la dépendance, pour les personnes âgées et les personnes atteintes d’un handicap.

Contrairement au lundi de Pentecôte, qui est le même jour pour tout le monde, cette seconde journée de solidarité serait placée à l’appréciation des employeurs. Ces derniers choisiraient ainsi de supprimer un jour de RTT ou alors d’offrir ce jour à leurs salariés.

Les employeurs s’acquitteront de toute façon d’une contribution de 0,3% de leur masse salariale auprès de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie), tandis que les professions libérales en seraient exemptées.

La nécessité de cette seconde journée serait dûe, selon Agnès Buzyn, à l’augmentation de personnes âgées dépendantes : « Je souhaiterais qu’il y ait un débat sociétal, avec notamment les élus » avance-t-elle avant d’ajouter qu’elle souhaitait « proposer une solution d’ici la fin de l’année ».

« La « journée de solidarité » correspond ni plus ni moins à une hausse du temps de travail sans hausse de salaire. Et conduit, de fait, à un rabotage des 35h. La durée annuelle passera ainsi à 1614h/an au lieu de 1607h, et au lieu de1600h avant la 1e journée de solidarité. »Luc Peillon , journaliste à Libération.

Le risque est aussi de créer artificiellement des conflits entre générations.

Pour les associations, le montant récolté ainsi serait largement insuffisant pour répondre aux besoins. « Autre point soulevé par l’AD-PA sur une telle mesure : « La journée de solidarité apporterait 1,5 Md€ de financements, ce qui est bien en deçà des enjeux de la dépendance », estimés à 10 Md€ par le Conseil économique social et environnemental en 2011, indique l’AD-PA. «  »

http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/un-nouveau-jour-travaille-non-paye-pour-financer-la-dependance-HD12776881

 

 

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