Les retraité.e.s en colère participeront à la manif du 19 avril 2018

La colère des retraités ne faiblit pas après les énormes manifestations du 15 mars.

Le président de la République devra assumer une lourde responsabilité s’il persistait à ignorer le malaise, le mécontentement et la colère que sa politique engendre dans le pays. Lorsque les conditions de travail et de vie de tant de salariés et de retraités sont mis en cause c’est que l’intérêt général lui-même est menacé.

Le président de la République a trompé les retraités en faisant croire à des millions d’entre eux que la hausse de la CSG ne les concernerait pas. Il a tenté de les opposer aux salariés et aux jeunes en les laissant traiter par ses ministres « d’égoïstes » et de « génération dorée ». Il a tenté de les culpabiliser au nom de la solidarité intergénérationnelle, alors que dans le même temps il supprimait l’impôt solidarité sur la fortune !

Même méthode avec les cheminots. Il ne se passe pas un jour sans qu’ils soient stigmatisés par les médias dans une quasi unanimité qui sent fort la manipulation. Les cheminots ne défendent pas que leur statut ni leurs seuls intérêts. C’est le service public du chemin de fer qu’ils défendent contre les dangers d’une privatisation qui fera les mêmes dégâts que l’on constate en Angleterre ou en Allemagne, notamment pour les usagers. C’est si vrai qu’en Grande Bretagne une majorité de la population souhaite la renationalisation du chemin de fer.

Une idée fait son chemin : si tant de choses vont mal dans notre pays c’est qu’il y a quelque chose de profondément nocif dans la politique ultralibérale de ce président qui prétendait moderniser le pays. Les incantations sur les thèmes de la crise, de la dette, de la compétitivité et de la mondialisation pèsent sur les consciences. Mais devant autant d’injustices et de mécontentements chacun, chacune peut douter de la légitimité et de la viabilité des politiques mises en œuvre. Le contraste avec les amabilités et les cadeaux accordés sans retenue et « en même temps » aux plus riches décrédibilise un peu plus les intentions affichées par le président-beau parleur.

Dans l’entretien accordé à TF1 le jeudi 12 avril 2018, le président de la République a voulu faire oublier les propos méprisants que ses ministres et lui même ont tenus à l’égard des retraités. Il a même nié que son premier ministre ait qualifié de « retraités aisés » ceux qui percevaient 1200 €, seuil à partir duquel s’applique la hausse de la CSG, alors que lui même avait déclaré en août 2017 : « Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l’ai dit. » Emmanuel Macron, une main sur le cœur , l’autre sur notre portefeuille.

https://www.cgtservicespublics.fr/spip.php?article13994

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *