ENSEMBLE POUR DES SERVICES SOCIAUX ET MÉDICO-SOCIAUX DE PROXIMITÉ

Des services sociaux et médico-sociaux de qualité, de proximité et d’accès universels garantissent un droit essentiel pour la qualité de vie des populations et de l’environnement.Les politiques d’austérité étatiques et locales mettent les services publics sous pression dans un monde où les inégalités se creusent.

Les professionnels voient leur éthique mise à mal, leurs valeurs professionnelles bafouées.Ils n’ont plus de visibilité sur les finalités et le sens de leur travail.Ils sont face à des paradoxes qui les mettent à mal : on leur demande de veiller à la protection des enfants , mais on refuse d’héberger des familles, les laissant à la rue. A charge pour le personnel de continuer à assumer leur responsabilité professionnelle sans en avoir les moyens.

Les dispositifs de protection de l’enfance saturés mettent les enfants en danger malgré l’implication des agents.

Des services publics sociaux et médico -sociaux publics sont menacés par des formes diverses de   privatisation.

Une filière sociale et médico-sociale non reconnue et aujourd’hui maltraitée

La filière sociale et médico-sociale est composée d’à peu près 90 % de femmes.

Le reclassement des assistants sociaux éducatifs et éducatrices de jeunes enfants en « petit A » avec en plus un report d’un an est inacceptable .

Les services médico-sociaux ont de fortes proximités avec les politiques sociales et éducatives. Des structures territoriales ferment alors que la pénurie de soins s’installe et que l’accès aux soins est loin d’être garanti aux plus précaires.La réponse publique face à la montée en charge des besoins liés au vieillissement est très insuffisante.

La CGT revendique :
  • Un secteur social et médico-social adossé à un service public fort exercé par des agents publics.
  • Le refus d’une « vente à la découpe » de l’action sociale et médico-sociale
  • le maintien des services structurés de PMI pour assurer toutes les missions,dirigés par un médecin et comprenant des personnels médicaux, para-médicaux, des psychologues,du personnel socio-éducatif,et le maintien de la fonction de prévention et de soutien à la parentalité.
  • La correction des inégalités liées au genre des métiers avec la revalorisation des rémunérations d’une filière essentiellement féminine
  • La résorption de la précarité en facilitant l’accès des professionnels aux concours simplifiés et en rendant plus attractive la Fonction publique
  • Le reclassement des auxiliaires de soins, auxiliaires de puéricultures et des accompagnants éducatifs et sociaux en catégorie B au regard de leurs nouvelles tâches et missions et du niveau de formation requis.
  • La revalorisation du cadre d’emploi des Conseillers socio-éducatifs en homologie avec le cadre d’emploi des attachés principaux
  • La revalorisation du cadre d’emploi des psychologues et l’augmentation des effectifs
  • le passage en A en homologie des attachés des assistants socio-éducatifs et des éducateurs de jeunes enfants.Une approche clinique de leurs métiers et non pas un cantonnement dans l’encadrement et la coordination d’équipe. C’est ce que la CGT a défendu au moment de la refonte des métiers.
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