7.Temps de travail : revendications CGT

Il est totalement erroné de penser que les agents publics travaillent moins que les salarié du secteur privé.

  • Seuls 30 % des agents de la fonction publique sont à 35h
  • 75 % dépassent parfois ou tous les jours leurs horaires de travail
  • 42 % des agents travaillent le samedi et 30 % le dimanche

Le rapport Laurent souligne pourquoi la durée annuelle des fonctionnaires est à 1584 heures au lieu de la durée règlementaire de 1607h : les exigences du service public et la nécessité d’un travail en continu entrainent des contraintes spécifiques qui donnent lieu à des modalités de temps de travail particulières (horaires atypiques, astreintes, travail de nuit, du dimanche…)

il précise aussi que les nouvelles technologies ont rendue floue la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle : 62 % des fonctionnaires emportent du travail à domicile.

D’autres constats sont éloquents :

  • inflation des heures supplémentaires
  • inflation des heures écrêtées ou non recensées qui ne sont pas rémunérées
  • inflation des jours mis sur un CET , dont certains inutilisables
  • un temps de travail excessif des cadres , entre 45 et 70 h hebdomadaires , avec une mobilisation de certains cadres de direction 7 jours sur 7 !
  • refus de facilités horaires, d’autorisation d’absence, de temps partiel
  • non-remplacement des diverses absences avec un effet culpabilisant sur les agents

Le rapport annuel 2017 sur l’état de la fonction publique démontre la dégradation des conditions de travail. Les surcroîts d’activité se traduisent par l’augmentation des contraintes du rythme de travail, la multiplication des objectifs irréalistes, la polyvalence alors qu’on limite l’accès à la formation professionnelle, l’utilisation du numérique pour inciter les agents à travailler en dehors de leur temps de travail,donc l’émergence massive du travail caché.

La généralisation des nouveaux modes de management pèse négativement sur le temps de travail : management par objectifs individuels, multiplication des charges liées au reporting, remise en cause des temps d’échange, de réunions d’équipes.Tout cela accroit le sentiment d’isolement des agents avec un impact sur le service rendu à l’usager.

Le développement du recours à des formes dérogatoires d’emplois avec près de 25 % d’emplois contractuels dans la Fonction publique territoriale place un nombre croissant d’agents dans une situation de plus en plus grande vulnérabilité .La situation de précarité permet de faire peser plus de contraintes par des formes de chantage implicites au renouvellement du contrat.

Pour la CGT, il n’y a pas de recul envisageable mais des améliorations à apporter notamment avec des effectifs suffisants pour accomplir les missions.

La CGT revendique :
  • Réaliser un véritable bilan de la mise en place des 35 h dans la fonction publique
  • mettre en perspective une réduction du temps de travail à 32 h hebdomadaires sans perte de salaire avec les créations statutaires équivalentes.
  • intégrer dans le temps de travail effectif les délais de route liés à la formation professionnelle, aux mandats des élus et représentants du personnel
  • mettre en place un réel droit à la déconnexion

 

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