Démission de la CGT du CTP : droit de réponse

A la suite de notre démission du CTP,dans son Essentiel n° 65 du 11/10/2018,monsieur le Directeur Général des Services vous a présenté sa version des positions de la CGT.Elle est tellement tronquée et de parti pris que nous souhaitons vous préciser certains éléments qu’il dénature.

Nous partageons le constat de Monsieur le Directeur Général des Services : le dialogue social  s’est bien  détérioré depuis sa prise de fonction !

Peut-on accuser la CGT de  faire obstruction ou  de freiner le fonctionnement normal des instances  représentatives des agents ? Non,  bien au contraire !

Depuis trois ans, nous expliquons que les instances paritaires  ne fonctionnent pas normalement et dénonçons les dérives de l’administration qui ne respecte pas les décrets organisant leur fonctionnement, transmettant les dossiers au dernier moment voire hors délais.

Les  représentants de tous les syndicats à la CAP ont démissionné collectivement en juin 2018 devant des pratiques pénalisant la carrière des agents, sans traitement équitable de ceux-ci , sans concertation ni information des organisations syndicales (voir le communiqué unitaire des syndicats en date du 28 juin 2018). Monsieur le Directeur Général des Services  a-t-il sciemment  « oublié » de vous dire que l’accord qui avait été signé avec les organisations syndicales pour définir les critères de promotions internes a été déchiré par lui-même  la veille d’une CAP, imposant ainsi de nouvelles règles unilatérales ?  Mieux : à la CAP suivante il n’a pas respecté ses propres règles, bafouant le droit de nombreux agents promouvables.

Quant au CTP, rappelons son importance : il examine l’organisation du travail, le fonctionnement des services (effectifs, organigrammes), le régime indemnitaire (NRI, NBI, primes, CIA…), le temps de travail, les règles de déroulement de carrière, la formation…etc.  Les ADS (Ateliers de dialogue social) devraient permettre de se concerter entre administration et organisations syndicales  en amont d’un CTP. Or, nous avons constaté qu’en fait la plupart du temps  aucune négociation n’est possible. Face à nos objections et propositions, la réponse est : « Ce sera comme ça, et pas autrement ». La volonté de Monsieur le Directeur Général des Services est d’instaurer un monologue social.

Lors du dernier CTP du 11/10/2018, neuf dossiers lourds de réorganisations, (DGAS, DRH, DSI , Equipes mobiles des collèges entre autres), ont été communiqués le 26/09/2018, soit 15 jours pour les  étudier de façon sérieuse et approfondie et en concertation avec le personnel de terrain …

Pour la CGT, continuer  de siéger en CTP dans ce contexte,  c’est cautionner que des réorganisations de grande envergure, inabouties, irrespectueuses de leurs agents et de leurs métiers soient mises en œuvre. 

La CGT est un syndicat proche des  agents. Nos multiples rencontres  sur le terrain nous permettent de vérifier quelles conséquences collectives et individuelles ont ces réorganisations.

Alors que le DGS ferme la porte au fonctionnement normal des instances, la CGT ne se  résout pas à n’obtenir que des miettes, ou des aménagements cosmétiques.

 Fidèle à ses engagements, la CGT continuera donc à porter un syndicalisme de progrès social, critique et combatif, face à des injustices et aux situations difficiles vécues par les agents.

 

 

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